Les Poitevin/Potvin

Les Damour dit Poitevin/Potvin

(POTVIN – altération de POITEVIN, le surnom d’un individu originaire du Poitou,  France.)

Le mariage de Joseph Damour dit Poitevin et Françoise Prillat qui a eu lieu à Notre-Dame de Montréal le 17 septembre 1733 marque le début d’une nouvelle lignée de Damour en Nouvelle-France, quatre-vingt-deux ans après l’arrivée du premier D’Amours; le sieur de Chaufour. Les descendants de ce Joseph, fils de Jean DAmour et de Marguerite Moreau de Notre-Dame de Niort, évêché de Poitiers et de Françoise Prillat, fille de Jean Prillat dit Lafleur et de Charlotte Gloris La Bière vont surtout se multiplier dans les régions de Montréal, Lachine et les comtés environnants.

Dans l’acte, seul le prénom de Joseph figure. Mais, l’on retrouve celui de Jacques en marge. C’est ce qui explique le Jacques Joseph ou le Joseph Jacques que l’on retrouve depuis. Le surnom de Poitevin provient de sa paroisse natale : le Poitou. La graphie des noms varie beaucoup à travers les différents contrats passant de Damours à Damour d’Amour, Poitvin, Potvin, Podevin et Poitevin. Françoise Prillat va elle aussi voir se transformer son patronyme. On retrouve Périllot puis Prieur qui aura bientôt priorité sur Prillat pourtant clairement orthographié sur le contrat de mariage pré-cité.

Jacques-Joseph D’Amour dit Potvin

Soldat de la compagnie de Pierre Dervon de Budemont, âgé de 23 ans, originaire de Notre-Dame-de-Niort, diocèse de Poitiers, Joseph Jacques D’Amour épouse à Montréal, le 17 septembre 1733, Françoise Prieur, fille de Jean et Charlotte Glory. On le retrouve plus tard journalier à Montréal. Le 13 décembre, il vend une terre située à la côte de Notre-Dame-de-Liesse en l’île de Montréal, à Pierre martin dit Ladouceur. Le 1e septembre 1738, il signe un bail à ferme d’une maison sur l’emplacement nommé le fort Calier proche de la ville de Montréal, avec Eustache Dumont.

De Joseph-Jacques D’amour et Françoise Prieur naquirent Joseph, Toussaint, Charles-François, Antoine, Pierre, Jean-François, Marie-Agathe, Pierre-Louis, Auguste, Étienne-Grégoire et Antoine. Les D’Amour dit Potvin que nous avons retracés en Outaouais sont les descendants de toussaint, Antoine et Pierre. Françoise Prieur est inhumée à Montréal le 20 décembre 1785; son époux le 7 février 1736, tous les deux étaient âgés de 75 ans.

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2-Lignée de Louis-Léopold D’Amour/Noirmoutier

 CLAN D’AMOUR DES ÎLES

Les D’Amour de Noirmoutier

noirmoutierDe l’île-de-France, de l’Île de Noirmoutier de la Mère-Patrie….aux îles-de-la-Madeleine en Canada, la désignation « Clan des îles » est sûrement des plus appropriées…

À un très jeune âge, Louis-Léopold D’Amour (1860-1927) 7e génération, labourait déjà les terres de la ferme familiale sur son île; il effectuait sa tâche consciencieusement mais, sans enthousiasme. Son âme était ailleurs, comme aspirée par le vent du large. Le jeune fermier voulait tout simplement devenir un « Laboureur de la mer ».

Et comme le dit un chant ancien, « Avant d’être capitaine, il faut être matelot » Mieux encore, vu son jeune âge, il débuta comme « mousse », l’époque de ses aventures épiques à bord de son premier navire, le Zénobie, lequel aborda à l’ouest de la Grande-Entrée, aux îles-de-la-Madeleine.

En 1885, à l’âge de 25 ans, devenu à la fois capitaine de navire(s) et citoyen canadien, Louis-Léopold s’établit définitivement aux Îles, où il fonda une famille dont la postérité importante est composée de descendants hardis, talentueux et travailleurs; cette branche de la grande famille D’Amour(s) nous procure honneur et fierté. Plusieurs membres prospèrent aussi au Québec, dans les Maritimes ou l’Acadie contemporaine. Ainsi, l’Étoile d’Acadie décore de ses reflets dorés, les franges de la fleur de lys et de la feuille d’érable.

L.D’A(C)

DESCRIPTION DES ARMOIRIES

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1 – Les armoiries sont divisées en trois parties principales:

A- PARTIE DU HAUT:

  1. Au centre, on y retrouve le drapeau canadien, pays dans lequel Louis-Léopold D’Amour s’installa pour se marier et y élever sa famille.
  2. À l’extrême gauche, on y retrouve le drapeau du Québec, province dans laquelle virent le jour ses huit enfants et où cinq s’y établirent.
  3. l’extrême droite, on y retrouve le drapeau du Nouveau-Brunswick, province dans laquelle s’établirent les deux autres enfants.

B- PARTIE DU CENTRE

Cette partie est de couleur bleue représentant la mer; à droite de couleur or l’Ile de Noirmoutier, à gauche les lies de la Madeleine de couleur or également, au centre un navire de couleur blanc, représentant «la Zénobie» un brick français construit en chêne blanc à bord duquel Louis-Léopold D’Amour était second maître lorsqu’il a naufragé au sud-est de la Grande-Entrée aux îles de la Madeleine.

C-PARTIE DU BAS

Couleur de la France parce que Louis-Léopold D’Amour était d’origine et de nationalité françaises.

2 – Les armoiries sont bordées de couleur or.

De plus les armoiries sont entourées d’un cordage à ancre dans lequel il y a huit nœuds, chacun de ces nœuds représentant chaque enfant de Louis-Léopold D’Amour. Au centre de ce cordage on y retrouve deux anneaux de couleur or représentant ses deux épouses. L’Ancre signifie le capitaine Louis-Léopold D’Amour navigateur, surnommé dans le temps «le laboureur des mers». De chaque côté de l’ancre, on voit deux lettres soit à gauche un «C» pour capitaine et à droite un «D» pour D’Amour. Ces deux lettres et l’ancre formant dans leur ensemble un cœur de couleur or, symbole du mot «Amour» dominante de D’Amour.

3 – Les fanions de couleur bleu marin lettres de blanc

A) Celui du haut: indique le nom d’une personne ou d’une organisation membre de la famille D’Amour.

B) Celui du bas: indique la devise de la famille:

UNE FAMILLE, UN BUT, UNE CROYANCE

Ce qui signifie: 

Une famille: tous les descendants de Louis-Léopold D’Amour.

Un but: Être uni dans un clan familial.

Une croyance: Croire à l’harmonie et la fraternité de la famille

 

Lignée des Damour de Noirmoutier

1803 : Naissance de Pierre Damour à Noirmoutier France

1825 : Mariage de Pierre Damour et de Marie Izacard.

21/05/1826 : Naissance de Étienne Damour, fils de Pierre.

26/09/1859 : Mariage de Étienne Damour et de Marie-Louise Préchais.

30/10/1860 : Naissance de Louis-Léopold Damour, fils d’Étienne.

11/12/1876 : Arrivée aux îles de la Madeleine de Louis-Léopold Damour de Noirmoutier France.

06/10/1885 : Mariage de Louis-Léopold D’Amour et de Geneviève Thériault.

21/04/1895 : Second mariage de Louis-Léopold D’Amour avec Marie Chiasson

 

Document de Donat Robichaud

Archives provinciales du Nouveau-Brunswick

Information de son petit-fils, l’abbé Cyrille D’Amour, le 31-07-1976.

«Louis Léopold Damour, né le 30 octobre 1860 à 3 heures du matin, fils de Étienne Damour, 34 ans et Louise Perchais, 20 ans, cultivateurs de Noirmoutier (Vendée) au village de l’Herbaudière.

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Mousse sur la goélette La Zénobie de Nantes qui s’échoua aux îles-de-la-Madeleine en 1877 le 12 décembre. Il y avait 32 hommes d’équipage. Pris dans les glaces à Havre-aux-maisons, ils ont marché sur les glaces jusqu’à la côte. Le dimanche, ils allèrent à la messe à l’église de Havre-aux-maisons, en uniforme de marins. À la fin de la messe, le curé annonce à ses paroissiens que ces 32 hommes devraient passer l’hiver sur l’Île et que selon leurs coutumes d’hospitalité, ils les recevraient chez eux. Il les fit aligner à l’arrière de l’église et les gens en sortant invitaient ceux qu’ils désiraient devoir passer l’hiver chez eux. Louis Léopold Damour fut invité par un monsieur Boudreau.

L’arrivée de ces jeunes hommes dans l’île était toute une fête et jusqu’au Mercredi des Cendres ce fut une fête continuelle, soirées, jeux de cartes, danses, etc.

Voisin de la famille Boudreau se trouvait Alexandre Thériault, arrière-grand-père de Norbert Thériault, député. L’ainée s’appelait Geneviève et Louis s’en éprit. Il y avait aussi l’abbé Isaac Thériault son frère, sa soeur Ste Louise-de-Savoie, Congrégation Notre-Dame, etc.

La mère cependant était méfiante à l’égard de ces Français et Louis dut la courtiser pendant six ans avant de la marier. On disait par après: «Si jamais il avait manqué une fois la messe le dimanche, s’en eut été fait du mariage».

Au printemps, la Zénobie qui avait été avariée fut vendue à Halifax à un homme de Terre-Neuve, et elle fit naufrage en s’y rendant. L’équipage retourna en France, sauf quatre ou cinq mousses qui restèrent. Louis épousa en secondes noces Marie à Germain Chiasson de l’Ile-du-Prince-Édouard.

Il obtint ses papiers de naturalisation ainsi que son brevet de capitaine de navire à Halifax en 1880 à l’âge de vingt ans. Il navigua pendant cinquante ans. Louis perdit en cinquante ans trois goélettes. Sa première goélette appartenait aux McPhail, six hommes d’équipage, qui fit naufrage à son premier voyage. De retour de Halifax pendant un fort vent, il fit le voyage en un temps très rapide. C’était tard avant l’hiver, avec gel et neige qui rendaient la navigation difficile. Mais surtout le compas était déréglé; on avait tassé dans l’appartement voisin quatre poêles Star de Sackville. Comme on approchait de l’Île plus vite que prévu, les hommes étaient dans la cabine à prendre un thé, alors qu’ils arrivaient à l’Île d’Entrée. On sentit toucher le fond. On sortit aussitôt pour se voir à la côte, balloté par les vents. Attachés haut dans les mats pendant deux jours avant que les embarcations de la côte purent les secourir.

 


 La Maison Française, vue par Ludger D’Amour 1988

Transmit par Nicolas Penisson descendant de Damour de Noirmoutier,

 Lors d’une visite de recherches en généalogie, les 15 et 16 juillet dernier, le long de la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, ayant une très vague idée du rôle des fils de Mathieu D’Amours vers la fin du XVIIe siècle dans cette région, je me suis arrêté à Oromocto pour chercher quelques traces de ces premiers pionniers.

Après la visite de trois cimetières, un hôtel de ville et un bureau d’enregistrement, sans aucun résultat, je me suis rendu au presbytère où le curé, le Père Alexander, m’a appris que les registres paroissiaux commençaient seulement en 1760, soit après la disparition des derniers Acadiens de cette région.

Pour moi c’était cinquante ans trop récents. Il s’intéressa quand même à mon projet de recherches et me dit qu’il y avait une île près de Gagetown à 22 milles de là (les gens de cette région sont trop Anglais pour compter en km) où il y avait les restes d’une résidence en pierre, apparemment bâtie par les premiers Français et de laquelle la cheminée était encore debout.

Il venait d’allumer dans mon esprit une curiosité singulière pour trouver cette île et peut-être les fondations de cette maison. Après trois autres contacts, j’ai parlé à un homme de 82 ans à Jemseg qui m’a assuré avoir visité ces ruines vers 1920 alors que le toit était encore en place et à plusieurs reprises entre temps et enfin encore l’an dernier. Il m’a confirmé qu’à sa dernière visite, la cheminée était encore existante.

Ce monsieur Wendell Dykeman m’a indiqué a route de Jemseg à Gagetown en passant par un traversier et m’a assuré qu’un certain marchand, épicier du village, pourrait me procurer un moyen pour me rendre à cette île. Nous étions un peu déçus d’apprendre que monsieur Colpitt était absent pour la journée, mais son fils Tom nous a promis un service pour dans l’après-midi. En attendant, il nous a indiqué un petit musée historique à visiter.

damours-seigneur-de-jemseg-maison-c-1900-et-c-1930Dans ce petit bijou de musée au personnel on ne peut plus sympathique, on a vu affichées au mur les photos de cette île, de la maison Française en 1900 et une photo des ruines en 1930, ceci posait une autre question, qu’en reste-t-il aujourd’hui?

Pendant que je m’informais auprès de deux préposées au musée, Gertrude se mit à feuilleter un livre sur le Gagetown d’autrefois et dès les premières pages trouva le nom de Louis D’Amours, bâtisseur d’une maison à Jemseg en 1686. Nous étions sur une bonne piste.

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Après un excellent dîner au restaurant que nous avait recommandé le père Alexander, d’Oromocto, (Loaves & Calico) nous avons rencontré notre transporteur en chaloupe à moteur, un adolescent très blond et très dévoué. En faisant ce trajet de 20 minutes de la marina au site de la maison Française, j’ai l’impression de refaire un trajet parcouru par nos ancêtres en canot d’écorce, trois siècles passés et en remontant la voie d’eau qui conduit au site historique, j’avais de plus en plus l’impression de contempler le même décor que les pionniers du XVIIe siècle.

À un moment donné, une éclaircie entre les arbres me laisse voir un coin de cette résidence… Un château en Espagne ne m’aurait pas plus impressionné. Après deux jours de suspense et trois siècles d’histoire, je foulais enfin le sol arrosé des sueurs, des larmes et parfois du sang de ces premiers colons d’Acadie. La généalogie et l’histoire du Canada et de l’Acadie en particulier prenait pour moi en ce moment une toute autre importance.

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Malgré le soin des Loyalistes et de leurs fidèles descendants pour faire disparaître toutes les traces de ces braves pionniers, il reste des pierres et des briques posées par eux, qui témoignent de leur passage et de leur séjour de vingt ans, en1684-1704 dans cette région, persécutés au nom de la langue et de la religion. Un historien originaire de Gagetown, qui se dit professionnel en histoire, a osé écrire et publier en 1987 une courte histoire de son village, où à la page 14, il précise, « qu’au début de la dispersion des Acadiens, les colons de Beaubassin, brûlèrent leurs demeures et fuirent devant les Anglais » et il poursuit en citant que vers 1758 un nombre appréciable de colons Acadiens, un soixantaine de familles (200 âmes) s’établissaient sur le côté ouest de la rivière St Jean, exactement où est situé Gagetown aujourd’hui.

Du même auteur, on apprend que la même année, le colonel Monkton les a chassés de nouveau, en brûlant leurs demeures et en tuant leurs bestiaux. Cinq ans plus tard, en 1763, cinquante-neuf ans après le départ des D’Amours, 100 000 acres de terre (des seigneuries des frères D’Amours) étaient occupés par plusieurs centaines d’Anglais de Nouvelle Angleterre. C’est à cette époque que furent partagés, les domaines défrichés et cultivés par les Français ; entre les officiers Anglais, dont un, au général Gage, qui a donné son nom à Gagetown, cent ans après la colonisation de ces terres, par les frères D’Amours et autres colons Français.

De cette maison historique, il n’en est aucune mention dans l’histoire du pays, mais certaines anecdotes et autres faits reconnus nous permettent de relier avec justesse, cette résidence au séjour de Pierre de Joybert sieur de Soulanges, époux de Marie-Françoise Chartier, fille de Élisabeth D’Amours et cousine de Louis fils de Mathieu D’Amours. Marie-Françoise donna ici, sur l’île (Grimross Neck) naissance à une fille, le 18 août 1673 et dont le baptême est enregistré à Québec, en date du 15 juin 1675, au nom de Louise Élisabeth, avec le gouverneur Frontenac pour parrain et sa grand-mère Élisabeth D’Amours pour marraine.

Cette enfant devenue orpheline de père dès l’âge de cinq ans, fut élevée et éduquée par les Ursulines de Québec jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Peu après elle épousa le Marquis de Vaudreuil et devint ainsi Marquise de Vaudreuil, éventuellement la première dame de la société à Montréal. La maison de pierre où elle est née, qui était à ce moment là, propriété de son père Pierre Joybert de Soulanges, qui l’avait fait bâtir, fut vendue plus tard par sa mère à son cousin, Louis D’Amours seigneur de Jemseg.

Il est difficile d’écrire l’histoire d’une maison ou d’une famille sans être obligé de la relier à l’histoire du pays et à certains personnages qui en ont marqué les faits saillants. Ce n’est un secret pour personne que le harcèlement des Anglais contre les Français n’a jamais cessé depuis le début de la colonie, cent cinquante ans avant la déportation des Acadiens, et qu’il est encore d’actualité en Acadie et on pourrait aussi bien dire, au Canada et aux États-Unis.

Ce n’est pas en trois pages que je tenterai de vous donner même un bref résumé de trois siècles de l’histoire des D’Amours, en Acadie et ailleurs ; je veux tout simplement vous informer que les D’Amours sont chez eux à Gagetown, au musée, au magasin de Colpitt où chaque tablette de métal est gravée du nom de D’Amour, et à l’île en face de la marina, (Grimross Neck) où est située la Maison Française, au moins ce qui en reste.

Je rêve déjà d’un rendez-vous en groupe, à Gagetown au Nouveau-Brunswick, un beau jour pour occuper durant une heure ou deux, la propriété de la maison Française et faire publier sur les journaux Anglais, que les D’Amours sont revenus avec fierté aux domaines de leurs ancêtres et veulent fraterniser, sans rancune aucune, avec la génération sympathique qui possède aujourd’hui, dans la légalité, les terres que nos ancêtres ont si vaillamment défrichées et cultivées trois siècles passés.

Note : les frères D’Amours ont été chassés de ce territoire, par les Anglais, en 1704, soit 51 ans avant la tragédie de Grand-Pré en 1755.

L’auteur de cet article, Ludger D’Amour, a fondé une entreprise d’étagères de métal dont il a été le propriétaire de 1966 à 1979. Les étagères du magasin de Colpitt étaient gravées du nom de son entreprise : L. D’Amour Inc.


 Reportage de TF1

La France et le Québec, ces deux régions lointaines n’ont jamais été aussi proches, grâce à la volonté et aux recherches menées par des passionnés d’histoire. Les équipes de Reportages Découverte ont suivi des Québécois fiers de leurs racines françaises et qui font tout pour retrouver leurs ancêtres.

À 59 ans, Juliette Goudreau est une apprenti-généalogiste. Elle vient d’entamer des recherches sur son ancêtre Louis Léopold D’Amour et consacre désormais tout son temps libre à sa nouvelle passion. C’est un peu la chasse aux trésors. Sa quête la mènera pour la première fois de l’autre côté de l’Atlantique jusqu’à l’île de Noirmoutier, d’où son ancêtre est parti. Elle découvrira sa terre ancestrale aux côtés de Nicolas, un cousin français éloigné qu’elle a retrouvé grâce aux réseaux sociaux.

Les équipes de Reportages Découverte de TF1 ont suivi des Québécois fiers de leurs racines françaises et qui font tout pour retrouver leurs ancêtres.

Un reportage de Gaëlle Schwaller

Pour voir ce reportage, cliquez sur ce lien

https://drive.google.com/file/d/0B3nNBcP1owNRSE51bVdYT3p1WjA/view

 

 

Mathieu et ses descendants par le Père Albert

Voici une grande nouveauté sur notre site. Nous publierons chapitre par chapitre, l’ouvrage du Père Albert D’Amours, eudiste, sur notre ancêtre Mathieu.

Nous lui devons, outre ce volume, une riche collection d’archives qui a été mise gracieusement à la disposition de l’Association des familles D’Amours par un généreux collaborateur.

 

Livre pere albert

(Si le lien ne s’ouvre pas, tenir enfoncé le bouton contrôle (CTRL) et cliquer sur le lien avec la souris.

Il s’ouvrira dans une autre page)

 

Présentation du Père Albert

Chapitre 1- Mathieu D’Amours, sieur de Chaufour

Chapitre 2- Élisabeth D’Amours de Lotbinière

Chapitre 3- Les Marsolets

Chapitre 4- Les armes

Chapitre 5- Noblesse D’Amours

Chapitre 6- Quelques explications nécessaires

Chapitre 7- La rivière St-Jean

Chapitre 8- Louis D’Amours II, sieur de Chaufour

Chapitre 9- Mathieu D’Amours II, sieur de Freneuse

Chapitre 10- René D’Amours II, sieur de Clignancourt

Chapitre 11-Charles D’Amours II, sieur de Louvières

Chapitre 12-Bernard D’Amours II, sieur de Plaine

Chapitre 13-Philippe D’Amours II, sieur de la Morandière

Chapitre 14-Élisabeth D’Amours de Chaufour II

Chapitre 15-Geneviève D’Amours de Chaufour

Chapitre 16-Marie-Jacquette D’Amours de Chaufour

Chapitre 17-Marguerite D’Amours

Chapitre 18-La seigneurie Matane

Chapitre 19-Marie-Josèphe III, fille de Louis de Chaufour II

Chapitre 20-Famille de Louis D’Amours II, sieur de Chaufour

Chapitre 21-Mathieu François D’Amours III, sieur de l’Isle Ronde

Chapitre 22-Jean-Mathieu (Joseph-Louis) D’Amours de Freneuse

Chapitre 23-Louis-Mathieu D’Amours de Clignancourt

Chapitre 24-Enfants de René D’Amours II, de Clignancourt

Chapitre 25-État de la colonie vers 1745

Chapître 26-Charles Nicolas D’Amours III de Louvière

Chapître 27-Jean-Baptiste D’Amours III de Louvière

Chapître 28-Louis Bertin D’Amours III de Louvière

Châpitre 29-René-Louis D’Amours III, de Courberon

Chapître 30-Les D’Amours de Louvière en Illinois

Chapître 31-Marie-Madeleine-D’Amours III, de Louvière

Chapître 32-Joseph D’Amours III, sieur de Plaine

Chapître 33-Marie-Thérèse D’Amours III, de Plaine

Chapître 34-Jean-Baptiste D’Amours III, du Jour

 

 

 

 

 

 

 » FÉRIR JUSQU’À MOURIR « 

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 » FÉRIR JUSQU’À MOURIR « 

Les armoiries sont celles apportées par Mathieu en Nouvelle-France.

Elles se décrivent comme suit :

d’argent à trois clous de sable de 2 et 1 surmontés d’un sanglier passant de mesme” .

Ce qui veut dire en langage ordinaire,

sur un fond d’argent, il y a trois clous en noir surmontés d’un sanglier en marche, aussi en noir”.

Louis D’Amours, cadet de la famille, ajoute aux armoiries un lambel en rouge (de gueule) placé au haut de l’écusson.

Les armoiries de Mathieu, sieur de Chauffour

 

Les D’Amours, famille du Perche que l’on retrouve au XVe siècle en Anjou, Sgr. Du Serrin et de Soujay portaient « d’argent au porc-épic de sable ». Les D’Amours de Courcelles en Normandie brisèrent cet écu d’un lambel de gueules en chef (un lambel rouge en haut de l’écu); tandis que les D’Amours de Paris, issus postérieurement de la branche aînée, le chargèrent de trois clous de sable (noirs) en pointes.

Le Ms.Franc. 14468 lit ainsi ces armes :

« d’argent à trois clous de la Passion de sable surmontés d’un porc-épic de même ». Ce qui se traduit ainsi : sur un fond argent, trois clous surmontés d’un porc-épic noir. La branche parisienne semble remonter à Mathurin D’Amours, époux de Marguerite Bridée, seigneur du Serrin en 1450. Ce Mathurin est l’ancêtre de Louis, père de Mathieu.

Louis, cadet de la famille, brisa ces armes d’un lambel et blasonna « d’argent au porc-épic de sable accompagné en chef d’un lambel et en pointe de trois clous de même ».

Ce qui devrait se lire comme ceci : sur fond argent un porc-épic noir accompagné en haut d’un lambel et en bas de trois clous également noirs.

Rappelons que les armoiries étaient comme le nom, l’objet d’un droit patrimonial dont le chef de famille avait la pleine jouissance et qui était transmissible héréditairement à l’aîné.

Du vivant de leur père, les enfants, même l’aîné, devaient introduire dans les armes paternelles dont ils faisaient usage une différence dite brisure. Les bâtards reconnus garçons ou filles devaient briser les armoiries de leur père soit d’une bordure mais le plus souvent d’une traverse ou un filet en barre.

Puisque Mathieu est l’enfant naturel de Louis D’Amours, il y a lieu de croire qu’il aurait dû se soumettre à ces règles. Or, à son arrivée en Nouvelle-France en 1651, onze ans après le décès de son père, il pavoise « d’argent au sanglier de sable accompagné en chef d’un lambel de gueules et, en pointe, de trois fers de lance rangés en fasce ».

Vous remarquez que le lambel noir est maintenant rouge, que le porc-épic se change en sanglier et que les clous sont devenus des fers de lance. Ce qui fait des armoiries, somme toute, assez personnelles pour notre ancêtre. Mathieu D’Amours, sieur de Chauffour, obtient confirmation de ses lettres de noblesse le 10 décembre 1668.

Les armoiries de Mathieu ne figurent pas dans l’Armorial du Canada français. Cela surprend beaucoup vu les titres et le rôle qu’il a joué en Nouvelle- France. L’Association des familles D’Amours n’a pas pour l’instant l’intention de se faire concéder des armoiries. Nous croyons louable de faire connaître et d’intégrer celles de notre ancêtre à nos faits et gestes et cela dans le respect de ses appartenances.

 

Angèle D’Amours


Lexique

  • Armes : Marques distinctives sur un écu.
  • Armoiries : L’ensemble des armes dont l’écu, les figures qui la meublent et tous les éléments qui l’entourent.
  • Écu : Ancien bouclier, corps des blasons.
  • Écusson : Petit écu souvent employé comme meuble.
  • Meubles : Nom héraldique des objets ou figures de toutes sortes sur les armoiries.
  • Héraldique : Science ou art se rapportant à la connaissance ou à l’exécution des règles selon lesquelles les armes doivent être réalisées ou décrites.
  • Blason : Énonciation des armoiries. On ne doit pas dire blason pour écu ou armes.
  • Dextre : Terme pour indiquer le côté droit, qui pour ce qui regarde les armoiries, se trouve à gauche du spectateur.
  • Senestre : À gauche de l’écu mais la droite du spectateur.
  • Fasce : Pièce (s) posée (s) horizontalement.
  • Lambel : Pièce consistant en une traverse horizontale, à laquelle sont suspendues des pièces triangulaires nommées pendants.
  • Fer de lance : Forme représentant la pointe d’une lance.
  • Clou : Forme plus allongée et losangée.

 

 

 

Un peu d’histoire

Trouvailles sur la famille Damours aux Archives Nationales de Paris

 

D’Amours (Paris, Québec)

 

La Seigneurie du Lac Matapédia

Saviez-vous que

Saviez-vous que la grande famille des d’Amours a des lettres de noblesse?

 

Sources : « Les magistrats du grand conseil au XVIe siècle (1547-1610) », par Camille Trani, publié dans Paris et Île-de-France, Mémoires publiés par la fédération des sociétés archéologiques de Paris et de l’Île-de-France, tome 42, 1991, p. 130.

 

  1. François Damours, maître d’hôtel de Charles VIII, ép. Gabrielle Hennequin.

1.1. Gabriel Damours, seigneur de Serain, conseiller au grand conseil 20 IV 1543, ép. Madeleine Bidault.

1.1.1. Pierre Damours, seigneur de Serain, + 28 XII 1601 conseiller au grand conseil 27 V 1564, conseiller au parlement de Paris 7 IX 1568, conseiller d’État 1594, ép. Jeanne Le Prévost, fille de Jean Le Prévost, seigneur de Malassis, conseiller au parlement de Paris et président aux enquêtes.

1.1.1.1. Gabriel Damours, conseiller au parlement de Paris 1594.

1.1.1.2. Louis Damours, conseiller au châtelet.

1.1.1.3. Augustin Damours, chevalier de Malte.

1.1.1.4. Élisabeth Damours ép. N. de Lauzon de Villiers, conseiller au parlement de Paris.

1.1.2. Jean Damours, seigneur de Serain et de Chauffour, conseiller au parlement de Bretagne.

Jean De Lauzon (père) a épousé Elizabeth d’Amours qui était la sœur du père de Mathieu d’Amours. Ils ont eu un fils qui portait le prénom de Jean.

Ce dernier, Jean De Lauzon, fut gouverneur de la Nouvelle France. Il était donc le cousin de Mathieu d’Amours ainsi que Chartier de Lotbinière lequel avait épousé la sœur de Mathieu qui portait le prénom d’Elizabeth.


Les Filles du roi.

Saviez-vous que : parmi les filles du roi arrivées au XVIIe siècle, figure le nom de Hélène D’Amours.

DAMOURS, Hélène. Fille de feu Nicolas (marchand de chevaux) et de Madeleine SAISON,    de la paroisse St-Laurent, faubourg St-Denis, Paris, en Île-de-France. Elle est née vers 1646. Arrivée à Québec en 1668 et est décédée le 24 juillet 1699 à l’hötel Dieu de Québec. Elle ne savait pas écrire.

Elle ses mariées le 06-08-1668, à Québec, avec Louis FOUCHER dit Laforest (habitant et laboureur), né vers 1637, décédé le 11-05-1685, ne sachant pas signer. C

Contrat de mariage , le 04-08-1668 (Lecomte). Ménage établi à Ste-Anne-de-la-Pérade. 7 enfants. 2e mariage: le 05-06-1686, à Batiscan, avec lsaac LEMIRE, né le 07-11-1650, décédé le 15-03-1717. Ménage établi à Ste-Anne¬de-la-Pérade. 3 enfants. »

Ref :  Landry, Yves – Les filles du roi, Landry, Yves, (Leméac, Montréal, 1992), Page 296.

Voir le document officiel de son arrivée en sol canadien


Dates importantes de la vie de notre ancêtre Mathieu

13 octobre 1651 : Arrivée de Mathieu D’Amours, âgé de 33 ans, célibataire, à Québec. Soldat Français sous Louis XIV.

Arrivée de Élisabeth D’Amours, 39 ans, sœur de Mathieu, épouse de Louis-Théandre Chartier, de Lotbinière, un fils René-Louis, 9 ans, et une fille, Marie-Françoise 4 ans.

30 avril 1652 : Mariage de Mathieu D’Amours, 34 ans et de Marie Marsolet 15 ans.

1653 : Mathieu fait un emprunt de 600 dollars des Jésuites pour acheter une terre à Beaupré pour s’y établir.

Naissance d’un premier fils Nicholas, décédé peu après.

1654 : Mathieu échange sa terre de Beaupré pour une terre à Cap-Rouge, 4 acres sur le Saint Laurent par 12 acres de profondeur. Superficie 48 acres.

1655 : Naissance de Louis de Chaufour, à la résidence de ses grands-parents Marsolet.

1657 : Mathieu D’Amours achète sa première maison à Québec au prix de 750 dollars, son lot mesurait 23 pieds et demi de largeur par 40 pieds de profondeur, sur la rue Sous-le-Fort, au coin de Notre-Dame, qui porte aujourd’hui le No d’enregistrement 2288 dans la basse-ville de Québec. C’est l’endroit même où vous pouvez voir la plaque commémorative que l’association a fait mettre en place grâce à la générosité de nos membres.

1662 : Mathieu est nommé marguillier de sa paroisse, il fait fabriquer la première cloche fondue au Canada.

1663 : Mathieu est nommé membre du conseil souverain et commandant d’un camp volant, composé de 20 soldats Français et de 200 Indiens, disponible pour répondre à l’attaque des ennemis, surtout les Iroquois.

1664 : Naissance de Joseph-Nicholas ?

1665 : Arrivée en Acadie (Maine) de Jean-Vincent d’Abbadie, baron de St Castin, qui deviendra le grand chef des Abénaquis et un grand ami des frères D’Amours, le beau père de Louis 2 fils de Mathieu 2 et de Charlotte D’Amours, fille de Louis 1.

1666 : Mathieu fait construire une maison d’été mesurant 16 par 23 sur sa terre de Cap-Rouge, il avait alors 6 enfants et un serviteur, Pierre Louvigneau âgé de 25 ans.

15/12/1667 : Naissance de Bernard D’Amours, sieur de Plaines.

1669 : Mathieu achète une autre terre de 70 acres, voisine de la sienne à Cap-Rouge.

1670 : Mariage de Marie-Françoise Chartier D’Amours, à Pierre de Joybert, sieur de Soulanges et Marson.

Nomination de Sieur de Soulanges, major des troupes d’Acadie. Commandant du Fort Jemseg, construit par les Anglais, sous Thomas Temple en 1659.

1671 : Naissance de Madeleine D’Amours, fille de Mathieu.

Difficultés financières de Mathieu D’Amours, il emprunte 450 dollars de Charles Aubert de la Chesnaye à 5 % d’intérêt.

1672 : Louis de Frontenac est nommé gouverneur de la Nouvelle France.

23/08/1673 : Naissance de Geneviève D’Amours, fille de Mathieu.

18/08/1673 : Naissance à la maison Française (Gagetown N.-B.) de Louise-Elisabeth Joybert, fille de Marie-Françoise Chartier D’Amours et de Pierre de Joybert.

1674 : Pierre de Joybert est attaqué par les corsaires Hollandais, fait prisonnier et amené à Boston au soin des Anglais. Il fut libéré peu après sur les instances de Frontenac et retourna à Jemseg avec sa famille.

15/06/1675 : Baptême à Québec de Louise -Élisabeth Joybert, parrain Louis de Frontenac, marraine Élisabeth D’Amours.

Mathieu D’Amours est nommé inspecteur et évaluateur des pelletries de castors ainsi que plusieurs autres responsabilités au service du roi, entre autres de goûter et d’apprécier le vin et le tabac pour le commerce.

15/10/1675 : Naissance de Marie-Jaquette D’Amours, fille de Mathieu.

1677 : Mathieu D’Amours obtient les titres de la seigneurie de Matane.

Mathieu emprunte 1 050 dollars de Charles Bazire pour l’achat d’une part dans la goélette (Ste Geneviève)

1678 : Décès de Pierre de Joybert à Jemseg en Acadie et retour de Marie-Françoise Chartier D’Amours à Québec avec sa fille de 5 ans et son fils d’un an.

Mathieu D’Amours est arrêté et emprisonné sur les ordres de Frontenac, pour avoir quitté le port de Québec pour aller à Matane sans sa permission et il fit 60 jours supplémentaire de prison pour avoir écrit des vers moqueurs sur le mur de sa cellule.

07/02/1680 : Naissance de Philippe de la Morandière, fils de Mathieu.

1682 : Frontenac retourne en France.

20/09/1684 : Trois seigneuries sont accordés pour établir ses fils, Louis, Mathieu et René, sur la rivière St Jean. Région bien connue des D’Amours, depuis le séjour de leur cousine Marie-Françoise et de Pierre de Joybert en Acadie de 1670 à 1678.

01/10/1686 : Double mariage de Louis D’Amours et Marguerite Guyon et de Mathieu 2 D’Amours et Louise Guyon.

1686 : Naissance de Charlotte D’Amours, fille de Louis D’Amours et Marguerite Guyon.

1687 : Naissance de Joseph D’Amours, fils de Mathieu 2 D’Amours et de Louise Guyon.

26/01/1688 : Mariage de Charles D’Amours 26 ans à Marie-Françoise Genaple de Bellefond, fille du notaire, avec une dot de 2 250 dollars et un privilège d’héritage de 750 dollars. Trois jours après son mariage, Charles emprunta 810 dollars de Jacques Guyon à 5 % d’intérêt.

1689 : Retour de Frontenac comme gouverneur de la Nouvelle France.

Naissance de Louis D’Amours, fils de Mathieu 2 et de Louise Guyon. C’est lui qui épousera Ursule de St Castin en 1717.

03/10/1689 : Mariage de René de Clignancour à Charlotte-Françoise le Gardeur de Tilly, fils de Charles le Gardeur.

1690 : Mathieu cède la moitié de sa seigneurie de Matane à son fils Charles.

1692 : Naissance de Mathieu 3, fils de Mathieu 2 et de Louise Guyon.

1694 : Naissance de Marie-Josèphe, fille de Louis D’Amours et de marguerite Guyon à Jemseg en Acadie.

1695 : Naissance de Nicholas D’Amours, fils de Mathieu 2 et de Louise Guyon.

Louis d’Amours achète en 1695 un esclave John Gylis lequel jouera un rôle important pour la famille d’Amours en Acadie et à Boston. Louis et sa femme Marguerite Guyon-Després étaient établis à Fort Gemseg, endroit stratégique pour surveiller la rivière St-Jean

07/10/1695 : Décès de Mathieu D’Amours à Québec.

1696 : Naissance de Jean D’Amours, fils de Mathieu 2 et de Louise Guyon.

Grâce à un message dicté par Marguerite Guyon et écrit par John Gyles, la résidence de Louis D’Amours fut épargnée par les Anglais.

Mathieu 2 fils de Mathieu 1 meurt des blessures reçues dans la défense du Fort Nacchouac sur la rivière St Jean en Acadie.

Marie-Judith D’Amours, fille de René entre en religion à l’Hôtel-Dieu de Québec.

1697 : Marie-Angélique D’Amours, entre dans la congrégation Notre-Dame, sous le nom de sœur Ste Ursule.

Décès de Marie-Françoise Chartier D’Amours à Montréal à l’âge de 85 ans.

Décès de Marie-Françoise de Bellefond, épouse de Charles D’Amours

05/09/1697 : Mariage de Bernard D’Amours, fils de Mathieu, 31 ans avec Jeanne le Borgne de Belleisle, 17 ans, à Port-Royal

29/09/1697 : Mariage de Marie-Jaquette D’Amours avec Étienne de Villedonné

1698 : Second mariage de Charles D’Amours en Acadie, âgé de 36 ans, avec Anne Thibodeau, 14 ans, qui lui donna 10 enfants.

24/09/1698 : Mariage de Marguerite D’Amours, 21 ans, fille de Mathieu, avec Sieur de Montigny.

28/11/1698 : Décès de Louis de Frontenac à Québec.

1699 : Décès de Marguerite Guyon, épouse de Louis D’Amours et mère de Marie-Josèphe, future Mme Morpain et Charlotte, future Mme Bernard-Anselme de St Castin. Les 2 orphelines sont adoptées par leur tante Louise Guyon.

Le marquis de Vaudreuil, époux de Louise-Elisabeth de Joybert, est nommé gouverneur de Montréal.

1700 : Marie Marsolet, veuve D’Amours s’en va vivre à Montréal avec sa fille Marie-Jaquette, mariée à Étienne de Villedonné.

1701 : Une grave inondation détruit la plupart des installations des D’Amours sur les bords de la rivière St Jean.

1702 : Début du scandale de Louise Guyon (Mme de Freneuse) et de M de Bonaventure, romance qui va durer 6 ans.

1703 : Mort subite de Marie-Jaquette D’Amours où demeurait sa mère Marie Marsolet à Montréal.

Mort subite de Marguerite D’Amours (la picotte) épouse de sieur de Montigny.

Le marquis de Vaudreuil est nommé gouverneur général de la Nouvelle France.

14/01/1703 : Mariage de Geneviève D’Amours, 30 ans, fille de Mathieu, avec le Capitaine Celoron, veuf, 43 ans.

03/1703 : Décès de Geneviève D’Amours (épidémie de picotte)

1704 : Les Anglais de Boston attaquent de nouveau les établissements des Français sur la rivière St‑Jean. Louis D’Amours est fait prisonnier et amené à Boston et les D’Amours sont définitivement chassés d’Acadie.

1705 : Bernard D’Amours s’établit à St Roch-des-Aulnaies, avec son épouse Jeanne le Borgne.

1706 : Décès de Charlotte-Françoise Le Gardeur, à l’île Jésus au nord de Montréal, épouse de René de Clignancour, laissant 6 enfants âgés entre 1 et 13 ans.

17/01/1708 : Second mariage de Louis D’Amours 52 ans avec Anne Comeau, 23 ans, à Port-Royal.

07/05/1708 : Décès de Louis D’Amours, âgé de 53 ans, sans hériter mâle.

05/1708 : Louise Guyon (Mme de Freneuse) est envoyée à Québec contre son gré. Elle reviendra à Port-Royal envoyée de Vaudreuil en mission spéciale en l’hiver 1711.

13/08/1709 : Mariage de Marie-Josèphe, 15 ans, fille de Louis D’Amours de Jemseg avec le célèbre pirate Pierre Morpain, 23 ans, à Port-Royal. Retiré plus tard à Rochefort avec sa famille, où il décéda en 1749 à 63 ans

1711 : Décès de Jeanne Le Borgne, épouse de Bernard D’Amours

Décès à Montréal de Marie Marsolet, veuve de Mathieu D’Amours.

Le gouverneur de la Nouvelle France, confie à Louise Guyon, la Mme de Freneuse (qui avait causé tant de problèmes à Port-Royal) une mission spéciale pour organiser une expédition pour reprendre Port-Royal aux Anglais. Elle traversa la baie de Fundy en canot d’écorce en plein hiver, pour communiquer avec Bernard-Anselme de St Castin, chef des Abénaquis.

10/11/1713 : La maison de Mathieu D’Amours, sur la rue Sous-le-Fort à Québec, fut vendue à Guillaume Leduc, au prix de 12 725 dollars.

09/12/1716 : Second mariage de Bernard D’Amours 49 ans avec Élisabeth Couillard-Després de St Thomas de Montmagny, qui lui donna 10 enfants entre 1717 et 1736.

1717 : Décès de Bernard-Anselme de St Castin à Pau en France.

Mariage de Louis D’Amours ; fils de Mathieu 2 et d’Ursule de St Castin.

1718 : Naissance e Joseph D’Amours, fils unique de Louis et D’Ursule de St Castin.

12/02/1722 : Mariage de Philippe D’Amours, fils de Mathieu, âgé de 42 ans, avec Madeleine Ménage, veuve de Pierre Gauvereau à Québec.

1726 : Décès de Madeleine Ménage, épouse de Philippe D’Amours.

1727 : Elisabeth-Josèphe Villedonné, fille de Marie-Jaquette D’Amours, entre en religion chez les Ursulines.

13/03/1728 : Second mariage de Philippe D’Amours avec Marie-Louise Juchereau-Duchesnay.

27/02/1734 : Décès de Charlotte D’Amours, veuve de St Castin à Pau.

1747 : Décès de Philippe D’Amours à l’âge de 67 ans, laissant un seul héritier mâle Philippe, qui mourut en 1749.

Mariage de Joseph D’Amours, fils de Louis et d’Ursule de St Castin à Geneviève Roy.

1754 : Naissance de Louis D’Amours, fils de Joseph et de Geneviève Roy, qui retournera à Brest avec sa famille en 1767.

01/10/1759 : Décès de Jean-Baptiste D’Amours à l’Hôtel-Dieu de Québec à la suite des blessures reçues dans la bataille des plaines d’Abraham.

1759 : Joseph D’Amours, fils de Louis D’Amours et d’Ursule de St Castin, est prisonnier des Anglais à Halifax, avec sa mère Ursule, son épouse Geneviève Roy et leurs enfants : Joseph 11 ans, Josenne 10 ans, Paul 8 ans, Louis 5 ans, Marie-Josette 3 ans, Marie-Rose 1 an.

1762 : Naissance de Jean-Vincent D’Amours, fils de Joseph et de Geneviève Roy à Halifax.

1767 : Retour à Brest sur « L’Inconstante » Joseph D’Amours, son épouse Geneviève Roy, ses sept enfants et la grand-mère Ursule, fille de Jean-Vincent de St Castin et d’une mère Abénaquis : Mathilde Madokaand

Note Manuscrite de Ludger : Au nombre des passagers se trouvaient également Françoise Perrez épouse de Pierre turbide, son fils Martin, sa fille Marie. Les autres ?? 144 ans plus tard D’Amour et Turbide sont unis dans le mariage d’Antoine D’Amour et de Graziella Turbide le 21/11/1911.

 


 

Mathieu D’Amours sieurs de Chaufours

Mathieu D’Amours, notre ancêtre

Mathieu D’Amours, sieur de Chaufours, fils naturel de Louis, écuyer et conseiller du roi au siège présidial du Châtelet à Paris et d’Élisabeth Tessier, est né en 1618 dans la paroisse Saint-Paul de la ville de Paris. Les ancêtres de Mathieu Damours appartenaient à la noblesse française et avaient possédé des seigneuries en Anjou. La seigneurie de Chauffours, située près d’Angers, avait été acquise en 1586 par Jean Damours, conseiller au parlement de Bretagne.

Mathieu obtint confirmation de ses lettres de noblesse le 10 décembre 1668, quelques années après son arrivée en Nouvelle-France. Sa famille pavoise « d’argent au sanglier de sable accompagné en chef d’un lambel de gueules et, en pointe, de trois fers de lance de sable rangés en fasce ».

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Dans son pays d’origine, Mathieu D’Amours avait choisi la carrière militaire. Ce qui lui valut, sans doute, dès son arrivée, d’être nommé Major de Québec et plus tard commandant d’un camp volant de quelques 200 hommes. C’est le 13 octobre 1651 qu’il débarque au port de Québec, accompagné de sa soeur Élisabeth, de son futur beau-frère Louis-Théandre Chartier de Lotbinière et très probablement sur le même navire que le gouverneur Jean de Lauzon.

Le 16 mars 1652, Mathieu signe, devant le notaire Rolland Godet, un contrat de mariage qui le lie à Marie Marsolet, fille du célèbre Nicolas, interprète des Français auprès des nations amérindiennes et de Marie Le Barbier. Le mariage sera célébré le 30 avril 1652 dans la paroisse Notre-Dame de Québec. De cette union naîtront 15 enfants dont 10 garçons qui prirent, selon la coutume des nobles, plusieurs titres tels sieurs de Freneuse, de Clignancourt, de Louvière, de Plaine et de la Morandière.

mariage Mathieu

Dès, l’établissement du Conseil souverain en 1663, Mathieu y est nommé par le gouverneur de Saffray de Mézy et l’évêque Monseigneur de Laval. Il y demeurera jusqu’à sa mort. Cette fonction l’amènera parfois à affronter le gouverneur de Buade de Frontenac que l’on disait assez fort de caractère. Il assista à la première réunion, le 18 septembre 1663, entreprenant une longue carrière, puisqu’il fut membre du Conseil souverain jusqu’à sa mort. Mathieu fut mêlé à quelques incidents qui se produisirent au sein du conseil. Ainsi, dès le printemps de 1664, dans le conflit qui opposait le gouverneur à l’évêque, Mathieu fut du parti du gouverneur, et celui-ci le maintint dans ses fonctions. À la réorganisation du conseil, en décembre 1666, renomma le conseiller Damours. La carrière du conseiller fut dans la suite assez paisible, au moins jusqu’en 1681

Première séance du conseil souverain 1663-09-18

Mathieu D’Amours et Marie Marsolet s’installent d’abord chez les beaux-parents Marsolet. Puis ils achètent de ceux-ci en 1657 un emplacement et une maison double sur la rue Sous-le-Fort au coin de la rue Notre-Dame dans la Basse-ville de Québec. Devenu propriétaire, Mathieu prend une part active dans la paroisse et devient marguillier.

maison de mathieu

Déjà propriétaire d’une terre à Beaupré acquise en 1653 et d’une autre à Gaudarville en 1654, où il fait bâtir une maison en 1666, Mathieu sera aussi intéressé par la traite des fourrures et la pêche commerciale. Le 8 novembre 1672, l’intendant Talon lui promet une concession sur la rivière Matane. Mathieu ne développa aucunement l’agriculture et ne fit aucune concession. Seules les ressources en poisson de la rivière Matane semblent avoir intéressé le seigneur, qui possédait par ailleurs une concession réputée prospère à la rivière Saint-Jean. Il reçut aussi une concession de l’intendant Duchesneau le 26 juin 1677, sur la rivière Métis, avec le droit de pêche sur le fleuve Saint-Laurent.

En avril 1681, Mathieu obtint un congé de traite et passa une partie de l’été dans sa seigneurie de Matane, d’où il revint avec une barque bien remplie. Dès son arrivée à Québec, il fut sommé de se présenter chez le gouverneur de Buade de Frontenac, qui lui reprochait d’avoir violé les termes de son contrat en rapportant plus de marchandises qu’il n’avait été autorisé à le faire. En dépit des protestations du conseiller, le gouverneur fit incarcérer Mathieu Damours, le 12 août 1681, dans l’une des chambres du château Saint-Louis. Malgré l’intervention des membres de sa famille et de ses amis, Damours ne fut relâché que plus de deux mois plus tard, le 20 octobre. C’était peut-être une vengeance de Frontenac contre un conseiller qui ne lui avait pas été trop sympathique l’année précédente au sein du conseil.

En 1684, il occupera les dernières années de sa vie à établir ses fils et à trouver des alliances avantageuses pour ses filles.

Après une vie bien remplie mais sans avoir acquis la richesse, Mathieu D’Amours, sieur de Chaufours, meurt à l’âge de 67 ans. Il sera inhumé le 9 octobre 1695 dans le caveau de l’église paroissiale de Notre-Dame de Québec. Son épouse Marie Marsolet décéda à Montréal le 24 novembre 1711.

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La crypte aménagée sous la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec héberge plusieurs fondateurs de la Nouvelle-France dans les cellules disposées de part et d’autre du couloir.



Ses origines françaises

  1. Mathieu D’Amours, sieur de Chaufours            Marie Marsolet, m. le 30 avril 1652 à Québec
  2. Louis D’Amours, conseiller au Châtelet            Élisabeth Tessier, épouse en droit commun, France
  3. Pierre D’Amours, seigneur du Serrin                Jeanne Le Prévost, m. en 1561 en France
  4. Gabriel D’Amours, seigneur du Serrin              Madeleine de Bédant, m. en 1531 à Saint-Germain, Paris
  5. François D’Amours, seigneur du Serrin            Guillemette Hennequin, m. en 1496 à Paris
  6. Mathurin D’Amours, seigneur du Serrin            Marguerite Bridée, m. vers 1450 à Paris

Extrait de Mathieu D’Amours, sieur de Chaufours. 1974, Réédité par l’AFDA, juillet 2001



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D’Amours dit Courbron/Colburn

Sur le chemin à Green Bay…l’histoire de la famille D’Amours de Courbron dans le Wisconsin

Colburn MarshallPar Marshall Colburn

Notre histoire commence avec René-Louis D’Amours, qui était le premier homme de la famille à prendre leditnom « de Courbron ». René-Louis était un petit-fils de Mathieu D’Amours et de son épouse, Marie Marsolet. En 1736, René-Louis s’est marié avec Angélique Couillard/Desprès à Montmagny dans la Côte-du-sud. Par ce mariage, René-Louis est devenu le seigneur du fief St.-Luc, dont Angélique avait hérité de son oncle, Jean-Baptiste Couillard.

Malheureusement, Angélique est morte en 1755. Durant cette même année, René-Louis s’est remarié avec Marie-Madeleine Pelletier.

Ils ont eu deux enfants, Jean-Baptiste-René et sa soeur, Marie-Madeleine.

Les fortunes de notre famille se sont dégradées au printemps, 1759, quand les Anglais sont arrivés au Québec. Pendant l’été suivant, René-Louis, un officier dans la milice de Montmagny, est parti pour Québec avec des compagnons d’armes pour défendre son pays.

Là, le 13 septembre, les Anglais ont vaincu la force française sur les Plaines d’Abraham.

Tout de suite après la bataille, René-Louis et trois autres officiers sont sortis de Québec pour rentrer chez eux. Ils sont arrivés à Montmagny le 14 septembre. Malheureusement, les Anglais, qui avaient incendié les propriétés à Montmagny la semaine précédente, étaient toujours là !! Après deux escarmouches, tous les Canadiens, y compris René-Louis, ont été tués.

Cette tragédie a changé à tout jamais l’avenir des héritiers du deuxième mariage de René- Louis, c’est-à-dire, sa femme, Marie- Madeleine Pelletier, et leurs enfants, Jean- Baptiste-René et sa soeur, car ils ont été exclus de la succession de la famille Couillard.

Donc, la famille de son deuxième mariage a tout perdu, y compris tous ses privilèges et toute estime.

Jean-François (D’Amours) dit Courbron, un fils de Jean-Baptiste- René, un petit-fils de René-Louis et mon arrière, arrière, arrière-grand-père est né à La Pocatière près de Montmagny en 1791. Il s’est marié avec Angélique St.-Amand. Je crois que François a dû mener une vie très difficile. Il n’avait ni argent ni terrain.

En plus, toute sa vie, François et sa famille ont reproché très fort aux Anglais les malheurs de la famille Courbron.

Alors, quelle était la catalyse qui a décidé Jean-François à quitter son pays à tout jamais? Je crois qu’il a pris cette décision à cause de son adhésion au Parti patriote. Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote, était en faveur de la création d’une province indépendante de l’Angleterre. Je crois que François était d’accord avec les activités du Parti patriote.

La Rébellion de 1837 a été vite écrasée par les Anglais. Après cette défaite,

beaucoup de Patriotes sont partis de Québec pour immigrer aux États-Unis.

A l’âge de cinquante ans, François a quitté son pays avec sa femme, Angélique, et sept de leurs enfants, probablement, en 1840. Leurs enfants les plus âgés sont restés au Québec.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de descendants de François et d’Angélique qui habitent le long de la Côte-du-sud.

Théodore Courbron, un fils de Jean-François, et mon arrière-arrière-grand-père, avait à peu près 10 ans, quand sa famille est arrivée à Redford, New-York. La ville de Redford est près de la ville de Plattsburgh, New York, et Redford est aussi près du Lac Champlain. (À Redford, le patronyme, Courbron a été changé, probablement, à la suite de chaque recensement, en Coulbron, et Coulbron a été modifié en Colburn dans le Wisconsin.)

En 1851, Théodore s’est marié avec Céline Desmarais, une fille de Paul-Pierre Desmarais, un Patriote bien connu. Le premier fils de Théodore et de Céline, Marshall, mon arrière-grand-père, est né à Redford. Et peu après sa naissance, les familles, Colburn et Desmarais, ont décidé de partir pour Green Bay dans le Wisconsin.

Et pourquoi ? D’abord, parce que les Canadiens-Français connaissaient bien cette région, qui s’appelait la Baie verte (Green Bay.) Avant la Conquête, cette région faisait partie de la Nouvelle-France et, en fait, la ville de Green Bay a été fondée en 1685 par des missionnaires jésuites français.

Deuxièmement, le Wisconsin était devenu légalement un état des Etats-Unis et beaucoup de terres, à un prix très bon marché, étaient disponibles.

Marshall Colburn est devenu fermier dans la petite ville qui s’appelle «Stiles» près de la ville de Green Bay. Il a épousé Ida Mae Le Mieux et leur enfant aîné, Enos, est né en 1875. C’ést lui, mon grand-père. Enos a passé seulement trois ans à faire des études dans les écoles publiques. Malgré cette limitation, c’était un homme d’affaires très reconnu à Green Bay. Il était aussi très actif dans les activités civiques de Green Bay.

Aujourd’hui, en son honneur, il y a même un grand parc qui s’appelle «Le Parc Colburn». Enos a épousé Martha Schrubbe et mon père, Ralph, est né en 1910. Mon père était aussi un homme d’affaires et aussi très avisé. Il a épousé, Ruth Taylor. Et voilà– aujourd’hui, me voici, leur fils. Un dernier mot à propos de mon père. C’était un historien extraordinaire. Le travail de mon père et celui du Père Albert D’Amours nous ont gardé l’histoire de notre famille et ils l’ont racontée d’une façon exquise. Pour cela, notre famille doit toujours leur en être très reconnaissante.

 

Archives et comité de généalogie

Un mot sur les archives de l’Association des Familles D’Amours

par : Anita Paradis et Alcide D’Amours

courriel : paradisdamours@hotmail.com

 Les archives de l’association furent créées en 1996 et siègent à la Société d’histoire et de généalogie de Trois-Pistoles depuis cette date.

De même les archives avaient pour fonction de classifier, conserver tout documents relatifs à notre histoire, à la généalogie et aux rassemblements de la grande famille des D’Amour (s). L’un des objectifs visibles,  fut la publication d’un journal annuel « Le Sanglier » : outil de recrutement, lien de partage d’articles pouvant intéresser les membres et garder la vitalité. Vous pouvez facilement y retrouver un exemplaire manquant (5.00 $) ou la série complète (1998 à aujourd’hui) aux archives.

 

Pour conforter nos recherches, l’Association des Familles D’Amours s’est enrichie en 1999-2000 d’une importante quantité de documents issus des recherches du Père Albert D’Amours, eudiste : dossiers généalogiques, contrats, manuscrits, récits historiques, photos et autres. Ils  sont en dépôt à la Société d’histoire et de généalogie de Trois-Pistoles, situé au Centre culturel de Trois-Pistoles, 145-A de l’Aréna. (418) 851-2105

Avec l’acquisition de ces archives et de nombreux documents, il devenait indispensable que nous ayons la collaboration de la Société d’histoire et de généalogie de Trois-Pistoles. L’entente fut basée sur l’échange, le partage du personnel salarié pouvant répertorier, informatiser et simplifier l’accès à certains renseignements.

Nous disposons d’espace, nous profitons du matériel, contribuons à un loyer minime, bénéficions d’une visibilité pour les visiteurs et les membres ayant besoin d’informations ou simplement une visite amicale.

 

Grâce à ces archives, l’Association des Familles D’Amours possède des données mettant en valeur l’origine unique de nos ancêtres.

Alcide et Anita D’Amours, décembre 2012

Société d’histoire et de généalogie de Trois-Pistoles                    

shgtp.org